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Pour la petite histoire,
l’équipe du Grand Orchestre s’aperçut un jour de la fidélité exemplaire
d’un spectateur de 80 ans (grand amateur de Ray Ventura) qui venait les
écouter systématiquement tous les soirs.

« Tam tam au pays des noirs-blancs », leur première comédie musicale
créée en 1986 au Théâtre des Bouffes-Parisiens restera à l’affiche une
saison entière et la seconde « Couac » en 1992 au Théâtre Daunou connut
un succès comparable à Paris et près de 4 ans d’existence sur scène.
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Mais le Grand Orchestre du Splendid , c’est aussi les tournées
régulières grâce auxquelles ils se rendent dans de nombreuses villes de
France mais aussi en Europe, et au Canada où à titre d’exemple ils
jouèrent « Tam Tam » deux saisons d’été au Québec remplissant tous
les jours et pendant 3 mois un chapiteau de 1000 places installé
pour la saison estivale en pleine campagne et à une centaine de
kilomètres de Montréal. |

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Evidemment, sur une telle durée de carrière, l’équipe s’est modifiée
mais depuis « Tam Tam », c’est à dire une quinzaine d’années, la
formation est quasi identique . Autour du noyau d’origine, c’est à dire
les frères Thibault : Xavier (auteur, compositeur et chanteur, entre
autres) et Frédéric (compositeur), Alice Prévost (chanteuse) et Paul
Maucourt (trompettiste et chanteur), on y retrouve Michel Winogradoff
(chanteur), Frédo Westrich (bassiste), Rudy Muller (guitariste), Bernard
Balestier (trompettiste), Vincent Turquoize (saxophoniste), Lou Volt
(chanteuse) et Damien Verherve (tromboniste). Les ont rejoint Yvano
Latucca (Batteur), Claude Egéa et Jean Gobinet (trompettistes), Alain
Hatot, Philippe Duchesne, Gilles Miton (saxophonistes), Julie Saury et
Véronique Bossa (percussionnistes et chanteuses) .
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Double actualité en Avril 2000 pour Le Grand Orchestre : retour sur
scène à Paris à l’Olympia pour un spectacle mis en scène par Yves
Carlevaris, et la sortie d’un nouvel album « Le swing me soigne » (cinq
ans après leur précédent « Amusez-vous ») avec treize titres dont huit
chansons nouvelles et cinq reprises.
C’est l’occasion sur scène comme sur disque de revenir aux premières
amours : le Big Band mythique, avec le choix revendiqué d’une
formation très classique de treize cuivres : 4 trompettes, 4
trombones, et 5 saxophonistes , plus les rythmiques et les
percussions. |
C’est à dire la composition standard du big band à l’américaine,
identiques à celle d’un Duke Ellington ou Count Basie. C’est le rêve
d’origine, le retour aux sources, pratiqué depuis toujours mais
sporadiquement en gala ou pour une télé.
 Côté chansons il y a bien évidemment les classiques du Grand Orchestre
du Splendid, des reprises en forme d’hommage aux générations
précédentes, un clin d’œil à une grande dame de la chanson française :
Mireille et en prévision d’un prochain album qui lui sera entièrement
consacré, deux reprises du prince français du jazz : Boris Vian, les
« classiques » Fais-moi mal Johnny et On n’est pas là pour se faire
engueuler ! et bien évidemment des titres nouveaux où l’on retrouve
intactes l’inspiration et la verve du Grand Orchestre.
Autant de couleurs musicales, de sonorités, d’ambiances, qui sont
l’occasion pour la troupe de mettre ces chansons (et eux par la même
occasion) en scène ;
Retrouver le plaisir individuel et collectif de travailler les
personnages campés avec la rigueur d’un comédien, exploiter l’univers
musical et visuel de chaque refrain, raconter des histoires sans fil
conducteur mais avec quelques personnages qui se baladent d’un titre à
l’autre. Et c’est au prix d’une mise en scène précise, où tous les
déplacements sont réglés, ceux des solistes comme ceux de l’orchestre,
qu’il est possible d’improviser et jouer avec le public. Bref de prendre
et de donner du plaisir !
 Un retour en force du Grand Orchestre du Splendid et d’une manière qui
leur ressemble : orchestré dans un grand éclat de cuivres , empreint de
chaleur et de générosité, où l’ambition est de voir les choses en grand
tout en sachant plus que jamais rester léger comme un swing, émouvant
comme un blues, festif comme un reggae et entraînant comme une salsa.

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